Des siècles qu’on nous fatigue avec ce qui se fait ailleurs. Comme si ailleurs, c’était forcément mieux. Pour quel résultat ?
Que voulaient nos révolutionnaires d’avant 1789 ? Une monarchie constitutionnelle à l’anglaise. Seulement voilà, petit détail, les Français ne sont pas des Anglais. On a vu comment tout cela a fini.
Que voulait Louis-Philippe, dernier roi de la Restauration ? Une autre monarchie constitutionnelle, toujours à l’anglaise. On a vu comment il a fini.
Que voulait, en partie, Napoléon III ? Un libre-échangisme économique, une fois de plus à l’anglaise. On a vu comment, lui aussi, s’en est allé.
Après la parenthèse d’une Troisième république nous ayant entrainé dans ce génocide européen que fut la Première guerre mondiale, le général de Gaulle fut le premier depuis longtemps – et le dernier depuis aussi longtemps –, à renouer avec l’antique et auguste modèle français, issu de Colbert, ministre de Louis XIV, pour faire court, et même de plus loin, pour aller au fond des choses. Soit une véritable liberté d’entreprendre, couplée à une authentique justice sociale. Bref, un capitalisme et un socialisme bien compris.
Le paradoxe fut que tout cela se fit main dans la main avec le Parti communiste français, mouvement finalement patriote, même si filière de l’internationale bolchevique – les communistes n’étaient alors ni à gauche ni à droite ; mais à l’Est. Si l’on juge un arbre à ses fruits, ceux-là ne sont pas des plus immangeables : planification d’infrastructures routières et ferroviaires, grands projets aéronautiques et spatiaux, programmes nucléaires, complexes industriels et d’armement susceptibles de tenir la dragée hautes aux nouvelles puissantes émergentes, USA et URSS. Sans oublier une politique extérieure qui renouait avec les grandes heures de l’alliance entre François 1er et Soliman le Magnifique.
Et depuis ?
Depuis, les gouvernements lui ayant succédé ont voulu nous fourguer d’autres modèles qui étaient tout, hormis les nôtres. Modèle suédois, sorte de socialisme mou et dépressif ; c’était l’époque de Valéry Giscard d’Estaing. D’autres lorgnaient encore vers le modèle soviétique, espèce de socialisme concentrationnaire couleur gris muraille, dans lequel l’électricité fonctionnait une heure sur deux et le goulag en trois huit. Peu après, il nous fut asséné qu’il nous fallait devenir thatchériens, reaganiens et ultralibéraux. Dans le même temps, le modèle allemand avait encore la cote, avant que ne surviennent de nouveaux parangons de vertu économique : dynamisme espagnol et tigre celtique irlandais.
Évidemment, tout le monde aura oublié qu’alors, ces “miracles économiques” étaient surtout le fait de subventions financières massives de la technocratie européenne, financées par l’argent des contribuables européens. Et que tout ces systèmes donnés en exemple, se sont peu ou prou effondrés, à l’exception certes de l’Allemagne, malgré une démographie qui risque tôt d’en faire un pays de vieux, où trois retraités vivront sous peu sur le dos d’un seul jeune actif…
Aujourd’hui, la technostructure médiatique se trouve un poil à court de modèles. À moins de nous refiler celui du Qatar ou de la Chine, mais ce ne serait qu’à moitié crédible. Alors, l’Allemagne, comme toujours. Mais les Français ne sont pas des Allemands, ajouterons-nous, au risque de se répéter… Et puis, avec eux, on a déjà donné !
Du coup, si pour une fois, on tentait à nouveau notre truc à nous, bien de chez nous. Qui nous vient du fonds des âges. Cette politique économique, cette politique tout court ayant, des siècles durant, tenté de trouver ce point d’équilibre derrière lequel tant de gouvernements paraissent courir en vain ? En cette époque où nous vivons un capitalisme sans liberté d’entreprendre, couplé à un socialisme sans justice sociale, il y aurait une forme de concept à creuser… L’avenir se niche parfois dans le passé.
Ces choses dites, nos meilleurs vœux aux fils et filles, pères et mères, cousins et cousines, amis et amies de notre chère maison commune : notre France à tous.
Adam ZACHARIAH

Hollande, champion d’hypocrisie ?
Notre-Dame des Landes : la mère de Geneviève a dû “négocier” le départ de sa fille !
Merci à vous, meilleurs voeux!
Excellent comme toujours sur Fils de France ! En effet, nos dirigeants nous trahissent depuis Pompidou en cherchant l’inspiration ailleurs. Continuez votre travail, il paiera bientôt !
Superbe !
Meilleurs vœux aux Fils de France et à notre « maison commune ».
Meilleurs voeux à Adam Zachariah, la France n’a pas perdu sa vocation à servir de modèle !
Pareillement, je m’incline devant tant de bon sens. Prospérité à Fils de France pour 2013, 2014, 2015, 2050, 2150…
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Fils de France et fier de l’être.
bravo pr cet article et quelle belle phrase, elle résume tt:
« En cette époque où nous vivons un capitalisme sans liberté d’entreprendre, couplé à un socialisme sans justice sociale, il y aurait une forme de concept à creuser… »
meilleurs voeux