Malgré les promesses “limitées” du candidat Hollande en campagne, et malgré les dénégations – mollassonnes – de son entourage, il devient manifeste que nous avions raison : s’il prétend se limiter à autoriser le « mariage pour tous » et l’adoption pour les couples homosexuels, le gouvernement envisage bien d’ouvrir la voie parlementaire à l’aide à la procréation pour ces nouveaux ménages qui, tant que la nature sera ce qu’elle est, sont incapables de se reproduire.
On ne peut que voir dans cette nouvelle déclaration le signe de l’attitude foncièrement hypocrite du Président de la République. À moins… À moins que, bottant en touche comme à son habitude, François Hollande ne balance ainsi une grenade dégoupillée dans les rangs de sa majorité.
Double hypocrisie, donc. Primo, à titre personnel et dans le privé, l’homme ne fait pas mystère de son opposition, en tout cas de son peu d’enthousiasme pour le projet qu’il défend au nom du Parti socialiste. Pas plus ses trente années de compagnonnage avec Ségolène Royal que les quatre enfants qui en sont issus ne l’ont décidé au mariage. L’homme n’épouse pas. Pourquoi voudrait-il tant, alors, que les autres se marient ? Parce qu’ils sont homosexuels ? Sûrement pas. On peut ajouter à cela une enfance, et donc une éducation, tout comme son ex-compagne là encore, sous la houlette de parents jugés plutôt “réacs”. Ça laisse des traces.
Secundo, et c’est encore plus énorme : si c’est au nom de l’égalité des citoyens que l’on compte accorder le « mariage pour tous » aux homosexuels, au nom de quelle inégalité va-t-on autoriser la procréation médicalement assistée aux seules lesbiennes ? Si l’égalité est bien le moteur de ces bouleversements de société, alors la PMA sera obligatoirement suivie par la « gestation pour autrui ». Autrement dit les mères porteuses. Et si ce n’est pas le cas, alors il faut descendre dans la rue car donner aux femmes ce qu’on refuse aux hommes est une intolérable discrimination ! On le voit, on patauge dans l’absurde.
Cette nouvelle perche tendue par le Président de la République ouvre d’ailleurs un autre débat que tous feignent pudiquement d’ignorer : la question de la marchandisation des corps.
Là encore, les politiques semblent frappés d’amnésie. Il faut rappeler, en effet, que la PMA est sensée répondre à un problème d’infertilité. C’est un acte médical, pas une option. Surtout pas une thérapie de confort pour pallier les manques dus à l’orientation sexuelle. Les lesbiennes ne sont pas stériles, elles se refusent à accomplir le seul acte par lequel la procréation devient possible. Elles vont donc acheter à d’autres “le matériel” dont elles ne veulent pas s’encombrer. Question subsidiaire : qui va payer ? Envisage-t-on pour ces cas particuliers une prise en charge de la sécurité sociale au titre, là encore, de l’égalité du « droit à l’enfant » ?
Il est impensable que ces interrogations soient ignorées, impensable que ce débat n’ait pas lieu. Aussi peut-on se demander si François Hollande n’a pas lâché sa petite phrase pour faire monter la pression. Ou alors c’est qu’il est sourd et aveugle. En vérité, il voudrait faire capoter le projet qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Et l’on ne peut pas dire que les manifestations « pro-mariage gay » de ce week-end aient prouvé un quelconque basculement de l’opinion en ce sens.
MARGUERITE

Plus que jamais Fils de France !
Nos vœux pour 2013 : et si l’on relocalisait la France ?
Qu’un lobby minuscule -car il est minuscule mais puissant- contribue à ce point au déclin de notre civilisation, ça file la peur au ventre…
Ce type est un lâche, ces gens -les socialistes du PS – sont des ennemis de la France.
Lors d’un changement de gouvernement il faudra à tout prix REVENIR là-dessus.
Très bon article. J’ajoute un élément sur la tartufferie du bon apôtre Hollande. Le non-mariage avec Ségolène Royal avait des raisons fiscales évidentes. Ils avaient chacun des fortunes évaluées (selon leurs propres déclarations puisqu’ils ont été tous deux candidats !!!) un peu en dessous du seuil fatidique de 1.300.000 euros, donc 0 ISF. S’ils avaient été mariés ou pacsés, ils étaient redevables d’un impôt considérable puisque l’ISF ne connait ni quotient conjugal ni quotient familial (n’est-ce pas à réparer, Monsieur le Président Juste ?)
Mais pour un homme normal ayant fait 4 enfants à sa compagne, n’était il pas normal, puisqu’il n’était ni marié ni pacsé avec elle et qu’elle l’avait bien voulu, ben voyons, de la quitter pour une autre en s’évitant les frais d’un divorce ou même les démarches faciles d’un dépacsage.
Et voilà cet homme qui « pris d’émotion devant la détresse » du lobby minuscule du monde bobo parisien, mais riche en journalistes influents, en pipole du spectacle et du luxe, tout aussi influents, veut leur accorder un droit qui nous conduira par les degrés successifs de la PMA pour les lesbiennes, puis pour toutes les femmes, puis la levée de l’anonymat pour les donneurs de gamètes, enfin la GPA pour les gays, vers les pires formes de l’eugénisme que nous avions cru éloignées pour toujours depuis 1945 !
Opposons-nous d’autant plus fermement à cette loi de circonstance qu’il sera par la suite très difficile de revenir sur elle.