DSK et ces Français pas comme les autres

par Fils de France

DSK

DSK en garde à vue à Lille, interrogé sur ses parties fines avec les amis du nord, Carlton et compagnie. À la clé, une possible mise en examen pour complicité de proxénétisme (passible de 7 ans de prison et 150 000 euros d’amende), une autre pour recel d’abus de biens sociaux (5 ans de prison et 375 000 euros d’amende).

L’ex grand argentier de la planète, sans doute moins occupé qu’on ne l’imagine, trouvait en effet du temps pour batifoler avec une bande qui paraît tout droit sortie d’un film de Michel Audiard : hôteliers lillois, chefs d’entreprise du Pas-de-Calais, responsables policiers, avocat et proxénète ayant pignon sur rue. Quant aux dames qui offraient leurs services à cette joyeuse troupe, le désormais fameux Dodo la Saumure en disait sur France Info, voilà quelques jours : « dans ces soirées, il y avait des prostituées ou des vénales ». Ce dernier mot, si l’on comprend bien, désigne des femmes qui font commerce de leurs charmes, mais “au black”. Sans patente ni cotisations à l’Urssaf. Du coup, on aimerait bien savoir si le dit DSK avait déjà recours aux travailleuses clandestines lorsqu’il était à Bercy, prétendument occupé à traquer les fraudeurs du Fisc !

Utilisant ce mot de “vénales”, le proxénète belge laissait entendre que Dominique Strauss Kahn ignorait tout de ses éphémères compagnes. On les lui servait sur un plateau, pourquoi s’en serait-il préoccupé ? Et puis, si l’on comprend bien, il ne jugeait pas utile de leur faire, en plus, la conversation. Même ligne de défense chez les avocats lillois, l’un d’eux déclarant même : « Si le nom de DSK n’était pas apparu par hasard dans des écoutes téléphoniques, on ne parlerait pas de l’affaire du Carlton. Et bien sûr qu’il ne savait rien. Ces gens là ne payent jamais rien, pourquoi aurait-il demandé qui réglait la facture ? » C’est vrai ça, pourquoi ?

Heureuses gens que ceux là, à qui l’on offre à gogo billets d’avion, suites royales, soupers fins et prostituées. Des gens qui osent se présenter au suffrage populaire comme nos représentants, qui ont la prétention de vouloir régir nos vies, rogner nos budgets, couper dans nos retraites.

On nous redira que l’ex patron du FMI souffre d’une addiction au sexe, qu’il est malade. Que sans doute il conviendrait de le plaindre. On nous permettra de garder notre compassion pour d’autres causes. Notamment parce qu’on sait aujourd’hui qu’entre deux réunions pour mettre la Grèce (et d’autres) à genoux, ce monsieur partouzait aux frais du contribuable.

Fils de France

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