La théorie irresponsable, Gender quand tu nous tiens!

par Catherine Téméran

theorie-du-genremodif 2

Rappelons que le premier ministère de l’Instruction publique a vu le jour en 1828. Il a gardé cette appellation jusqu’en 1932, date à laquelle il a été rebaptisé ministère de l’Education nationale. Selon Aldo Naouri, pédiatre et auteur de « Eduquer ses enfants, l’urgence aujourd’hui », » Si l’on est en droit d’attendre de l’école qu’elle délivre un savoir, il faut absolument la cantonner à cette tâche, et à elle seule, déjà ardue par elle-même. Si son organisation, la discipline qu’elle impose et le laboratoire vivant du lien social qu’elle constitue, contribuent à parfaire l’éducation de l’enfant, la mise en place et l’élaboration de cette dernière ne lui reviennent en aucune façon ».

Au lieu de responsabiliser les parents et de leur donner tous les outils et moyens nécessaires afin de permettre une éducation réussie à leurs enfants, l’Education nationale aurait la volonté aujourd’hui de vouloir « arracher » ces enfants à leur parents, brandissant une égalité fille-garçon dès la crèche pour une meilleure égalité une fois adulte entre les hommes et les femmes. Pour cela on incitera les garçons à jouer à la poupée et les filles aux voitures mais cela va beaucoup plus loin, car au nom de l’égalité on dit aux petites filles et aux petits garçons que désormais, malgré leur sexe biologique, il leur appartiendra de se choisir garçon ou fille et d’avoir une sexualité hétéro, homosexuelle, lesbienne, bi, trans….

Ainsi les recherches sur la fameuse théorie du genre nées aux Etats -Unis au début des années 70 et dont le but est de gommer toutes différences entre les hommes et les femmes, font aujourd’hui leurs entrées de façon très concrète dans les écoles maternelles, primaires mais aussi dans les collèges, lycées et universités.

La théorie du genre est non seulement élitiste mais elle est surtout irresponsable.

Le témoignage dans le Figaro de la franco-iranienne Shéhérazade Semsar, chef d’entreprise et siégeant au conseil d’administration de l’université de Georgetown, fait froid dans le dos, selon elle :  » Les études sur le genre se sont créées une place dans l’enseignement primaire et secondaire aux Etats-Unis. Elles ne sont pas enseignées en tant que telles, mais elles ont, peu à peu, pris de l’importance dans la vie scolaire [...] dans une classe de 5ème, le cours d’éducation sexuelle est divisé en trois tiers: comment cela se passe entre deux hommes, deux femmes, un homme et une femme… [...] la totalité des université est obligée d’accueillir un LGBTQ ( un centre lesbien, gay, bisexuel, transexuel, queer (traduit par « ceux qui ne savent pas » ou « les tordus »)), une université qui s’y refuserait, verrait une partie de ses subventions fédérales coupées [...]. Récemment Harvard a même dû accepter que la catégorie « sado-maso » soit aussi représentée sur son campus sous la dénomination « kinky » (pervers) [...]. Sous couvert de faire avancer l’égalité entre les sexes, on a diffusé ce concept du genre. Jusqu’à quel niveau faudra-t-il aller dans l’exception? [...]. On est passé d’une problématique « un homme peut aimer un homme » à l’idée que tout le monde peut-être homme ou femme et qu’il n’y a pas de sexe biologique [...]« .

L’expérience américaine sur le Gender devrait nous faire bondir et cela suffit pour nous révolter aux constats des dégâts. Une histoire sans fin. Un désordre sans pareil. L’absurdité de ces revendications, ne relevant que de la pratique sexuelle, commence à se faire entendre. En France, des voix se sont levées depuis Novembre 2012, comme le mouvement de « La Manif Pour Tous », premier censeur de cette théorie et de son entrée dans l’enseignement. Sur base de documents officiels, il démontre la volonté ministérielle d’introduire et d’établir cette doctrine dans les établissements français et cela dès la maternelle. Il met en exergue la dangerosité de cet état de fait, proteste contre cette intrusion et appelle à l’éveil des consciences surtout celles des parents. Ce mouvement pointe également du doigt les différents documents, livres et films subversifs en circulation dans l’enseignement public (Papa met une robe, le film Tomboy…).

Par ailleurs, Nancy Huston, féministe des premières heures, se rebiffe dans son dernier essai « Reflets dans un œil d’homme », en relevant la contradiction inextricable qu’est la nôtre, celle de nier tranquillement la différence des sexes tout en l’exacerbant d’une façon folle à travers les industries de la beauté et de la pornographie. D’après cette auteure, nier les différences entre les sexes nous mène droit au mur « C’est parce que les humains sont devenus affamés d’égalité qu’éclatent, à l’âge moderne, de graves conflits entre les sexes ». Gommer les différences entre les sexes, c’est gommer les identités. A l’heure de graves crises identitaires où chacun se cherche, cette idéologie qui ne dit pas son nom ne fait que jeter de l’huile sur le feu. A en croire les principaux initiateurs, cette théorie n’existerait pas, jamais vue, jamais entendue! Bref, circulez, il n’y a rien à voir. Vers quelle destruction allons-nous? Nous sommes à l’heure du mensonge, de la perversité, de l’insidieux. En somme, comprenez-bien que celles et ceux qui entreront dans la résistance et lutterons à contre courant seront, de facto, considérés comme des hors-la-loi!

Catherine Téméran

Laisser un commentaire

2 commentaires

  1. Bizarrement, les tenants de la théorie du genre ne nous parlent jamais du rôle des hormones, testostérone et oestrogène.

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont lus par un modérateur avant leur publication.
Votre e-mail (adresse de contact) ne sera pas visible.


*